Logo du Trophée Jules Verne

Trophée Jules Verne de 80 à 40 jours à battre

Longuement pensé par les grands noms de la course au large de l’époque, le « Trophée Jules Verne » est créé en 1992. Tour du monde en équipage, sans escale et sans assistance, il a été tenté 19 fois, et battu par 9 équipages. Le dernier record en date est celui de Francis Joyon / Trimaran IDEC, qui a enroulé le globe en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

Parcours

S’il n’a, à ce jour, été tenté que par des multicoques, le Trophée Jules Verne est ouvert à tous types d’embarcations sans restriction d’équipage. La ligne officielle de départ et d’arrivée se situe entre le phare du Créac’h sur l’île d’Ouessant et le phare du cap Lizard dans le sud de l’Angleterre. Les concurrents doivent ensuite faire le tour du monde en laissant à bâbord le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn avant de recouper la ligne au large de Brest.

Le Trophée Jules Verne est un record, pas une course. Ici, pas de concurrent contre qui rivaliser, de date de coup d’envoi arrêté ou de ligne de départ matérialisée. Les bateaux qui souhaitent tenter de battre le record s’élancent au moment qui leur semble le plus opportun -dicté par la météo, ils passent la ligne dématérialisée entre les deux phares susnommés et se battent ensuite contre un chrono : celui du temps établi.

La technologie au service du temps

Le nom du Trophée s’inspire du roman de Jules Verne « Le Tour du monde en 80 jours », dans lequel Phileas Fogg tente de relever le pari fou d’enrouler le globe par la terre et la mer à la fin du XIXe. Si 80 jours semblaient une barrière franchissable il y 30 ans lors de la création du Trophée, c’était sans tenir compte de l’incroyable évolution technologique des bateaux qui s’élancent aujourd’hui sur ce type de record :

Chaque réussite a descendu le chrono à un temps qui parait à chaque fois inaccessible. Là, se présente la possibilité de passer sous les 40 jours et donc de faire tomber une barre complètement mythique. C’est un rendez-vous avec l’histoire.

Thomas Coville – Skipper Sodebo

Abonnez-vous à la newsletter